La mort

Tout un sujet. Dire que la bête humaine à l'aube de ce 21e siècle n'a que peu de réponses sur la mort. Évidemment il y a toujours les réponses faites sur mesure par les multiples religions dont s'abreuvent ceux qui refusent de penser par eux-mêmes. D'ailleurs qui parlent  de la mort le plus si ce n'est les grandes religions qui y vont de leurs spéculations.

En effet, l'utilisation du terme mourir en dit long sur l'ignorance de l'homme par rapport à sa propre réalité. Comme si l'homme n'était que physicalité, corporalité. L'homme est multidimensionnel. Qu'est-ce qui meurt vraiment ? C'est une évidence que d'affirmer qu'un jour ou l'autre il faut laisser ce corps physique qui s'use au fil du temps. Mais une fois que l'homme a quitté ce corps physique, c'est quoi le défi ? Garder sa conscience. Eh oui, si l'homme en mourant perd sa conscience et sombre dans l'inconscience, là nous pouvons parler vraiment de mort. Cependant s'il garde sa conscience après la sortie de son corps et s'en va sur un autre plan, on ne peut plus parler de mort dans le sens qui fait tant peur aux bipèdes sans plumes de cette planète.

Il n'est pas facile de décrire cette réalité avec des mots tant elle est colorée par les idéologies, les philosophies, les théologies, les mémoires de la race. Un terme souvent utilisé par les religions est le mot "âme" pour décrire la dimension de l'homme qui ne meurt pas. C'est oublier que l'âme est de la mémoire. Qui dit âme, dit astral. Qui dit astral, dit monde de la mort. Sortir de son corps pour aller dans le monde de la mort, veut dire aller dans l'astral. Comment un être conscient peut aller dans un monde où l'évolution n'est plus possible puisque ce monde se situe sur le plan de la mémoire ?

Circonscrire la réalité humaine dans ces deux dimensions de physicalité et d'âme, c'est l'enfermer dans un cercle vicieux qui lui voile sa véritable identité. C'est là qu'intervient la troisième dimension spirite. Même si le mot esprit est coloré aussi par les idées reçues de nos civilisations, il n'en demeure pas moins que l'homme est un être de lumière, que sa réalité n'est pas seulement la physicalité et l'âme.

Depuis des millénaires l'homme est tenu dans le mensonge par rapport à sa réalité. L'homme a une contrepartie cosmique. Cette contrepartie lui donne accès à l'universel. Ce n'est que sur cette terre que l'homme peut intégrer les différentes composantes de sa réalité. C'est une illusion de penser que la mort va régler les problèmes existentiels de l'homme. Garder sa conscience et continuer à oeuvrer sur un autre plan n'ont pas de quoi affoler celui qui a intégré tout, qui a passé de la personnalité à la personne, qui a tué dans son être toutes les formes de crainte, qui vit dans sa certitude, qui n'est plus dans une relation de maître-disciple, qui est dans son propre savoir, qui n'est plus prisonnier des mémoires de sa race. Celui qui a osé être ne craint pas la mort puisque la mort au sens ancestral du terme n'existe plus pour lui.

Jacques Rancourt

* Dans tous mes écrits, le terme homme est pris au sens générique du terme

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