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Depuis aussi longtemps que je me souvienne Je crois toujours l'avoir connue Chaque matin, au lever, elle me sourit Elle a fière allure malgré son grand âge Conservant sa mine radieuse et son port de reine Sa svelte silhouette se dessine quotidiennement Dans la rosée du matin comme dans les bourrasques hivernales Comment fait-elle pour traverser le temps Sans qu'aucune ride ne marque son beau visage ?
Lorsqu'elle regagne comme ce matin son port d'attache Ses yeux posés sur la rivière s'animent, s'éclairent Elle semble alors apprécier la vie comme on aime un air de musique Avec ses dièses, avec ses bémols D'ailleurs des sons s'échappent de ses lèvres Suivant le flot de ses émotions Elle chante si bien et si fort Que souvent dans ses mélodies nous percevons la vie ou la mort
Depuis aussi lontemps que je me souvienne Je crois toujours l'avoir connue Avec son corps de bronze drapé d'une étoffe argentée Avec son coeur d'or Et ses yeux brillants comme des diamants de rosée Comment ne pas la remarquer ? Comment l'oublier ? Celle qui les jours de fête nous ouvre ses portes Celle qui sans jugement hâtif acueille et comprend La bienveillante confidente au visage avenant
Depuis aussi longtemps que je me souvienne Je crois toujours l'avoir connue Pourtant si pour certains la voir est rassurant Pour d'autres elle se limite à un bâtiment Mais pour tous elle reste depuis longtemps Une église qui appelle l'émerveillement
L'église de Saint-Georges ouest Redonne aux grands et aux moins grands Un regard d'enfant.
Marie-Michèle
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