Sylvien

Lux

Un éclair rayonne sur l'enfer de ta chair,
Un enfer latent, crépitant, mais dévorant,
Sous les grâces courbes d'une peau qui se tend,
Sur l'échafaud grinçant d'une nuit sans lumière.

Ton corps apparaît, tout blanc, diaphane, si clair,
Ne laissant au diable, dans l'esprit si puissant,
Que quelques îlots, qu'il empourpre de son sang,
Trois tâches rouges: la luxure a son Cerbère.

Des lèvres, fleurs en corolle, boutons d'or fin,
Où viennent se perdre les sueurs masculines,
Attirées là par une caresse féline.

La lumière a jailli, lubrique, mais en vain,
Face à un démon, une diablesse câline,
Contre une chimère, lutter ne sert à rien.

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