Alexandrine

Ma nuit

Quand le jour s'endort par-delà les collines,
Et que les rêves, comme autant d'oiseaux d'argent,
s'envolent vers le ciel d'ébène,
Le souffle de la ville endormie s'élève en une musique divine,
Que module gracieusement le langoureux chant des sirènes.

Ô toi vie,
Pourquoi ne peux-tu pas être
Aussi calme et paisible que la nuit?

Pourquoi emprunter ces routes sinueuses,
Traverser ces sentiers torturés?
Cesse un instant d'être soucieuse
Par la nuit laisse-toi bercer.

Dehors, la douce mélodie de la brise dans les saules
Fait même valser les nymphes et les fées.
Ne reste pas emmurée dans le silence de ta geôle,
Joins-toi pour une nuit à cette danse enchantée.

Ô toi vie,
Pourquoi ces dilemmes et ces pensées tourmentées?
Laisse-toi glisser dans les bras de la nuit.
Endors-toi doucement en ces bras tant aimés.

Et quand le jour s'éveillera sur les vallées ombragées,
La tempête de ma vie sera enfin apaisée.
Naîtra alors la lumière dans mes champs ravagés,
Une existence nouvelle brodée de perles de rosée.

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