Pascal de Brest

Toi, mon ange de lumière

Tes yeux doux, tes yeux envoûtants,
Lorsqu'ils se posent doucement
Sur moi, toujours à tes côtés,
M'enivrent à chaque fois plus.
Leur compassion et leur beauté
Sont ce que j'aime par-dessus
Tout. Une telle perfection !
Quel brutal éveil de passions !
Pour moi qui pensais tout savoir,
Ce fut une révélation
Qui manqua de me faire choir
Dans le brouillard de mes pensées.
Tout était confus vague, flou,
Je n'arrivais à distinguer
Mes pieds, et tombai à genoux
Bien malgré moi, devant cet ange.
Ce fut un sentiment étrange,
Et à la fois très agréable,
De découvrir l'inconcevable,
L'inconciliable en un même être :
Beauté extérieure parfaite
Et un intérieur exemplaire,
Tout ça sous mes yeux, quelle fête !
C'est une chance remarquable,
Pour moi, d'avoir fait connaissance
Avec un être désirable
Auquel j'oppose résistance,
Afin de ne lui succomber.
Notre union est inébranlable
Tel un temple grec ou romain,
Toujours je baiserai ses mains
D'une délicatesse honorable,
Afin de ne la laisser fondre
En des abîmes infinis,
Où le souvenir est oubli,
Et où l'on arrive à confondre
Des filles avec Amélie.

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