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Parmi les décombres de mon existence Se dresse un manoir d'ébène où règne la démence Sur les ruines de mon existence Siège un spectre résigné à l'indigence
Un fidèle serviteur, à l'orgue, exécute Ce funeste requiem porté à Belzébuth Ode retentissant, dévoilant mon combat perdu En quête d'une vaine exaltation absolue
Incarcéré dans ce monument macabre En réclusion, la solitude m'accable Tares, déchéance et folie engendrées Ma vie, au fil des âges, semblait s'ébruiter
Mais un jour, je saisis la chance opportune Pour défier cette soi-disant roue de la Fortune D'anciennes aspirations et des rêves refoulés naquirent Et des mémoires vieillies furent exhumées par cet élixir
Ô Solitude, je t'ai apprivoisée Désormais, au pied du trépas, tu ne pourras m'ériger Finis ces lustres où j'appréhendais ta véhémence Où je m'inclinais devant ta proéminence Puisqu'en moi, j'ai acquis la confiance...
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