Érik

Solitude

Parmi les décombres de mon existence
Se dresse un manoir d'ébène où règne la démence
Sur les ruines de mon existence
Siège un spectre résigné à l'indigence

Un fidèle serviteur, à l'orgue, exécute
Ce funeste requiem porté à Belzébuth
Ode retentissant, dévoilant mon combat perdu
En quête d'une vaine exaltation absolue

Incarcéré dans ce monument macabre
En réclusion, la solitude m'accable
Tares, déchéance et folie engendrées
Ma vie, au fil des âges, semblait s'ébruiter

Mais un jour, je saisis la chance opportune
Pour défier cette soi-disant roue de la Fortune
D'anciennes aspirations et des rêves refoulés naquirent
Et des mémoires vieillies furent exhumées par cet élixir

Ô Solitude, je t'ai apprivoisée
Désormais, au pied du trépas, tu ne pourras m'ériger
Finis ces lustres où j'appréhendais ta véhémence
Où je m'inclinais devant ta proéminence
Puisqu'en moi, j'ai acquis la confiance...

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