Nathalie de Saint-Barnabé

Au bord d'un étang

Assise sur le bord d'un étang ,
le regard perdu vers cet eau calme
où est la souffrance du passé inoublié
Le ciel morne faisant tomber la pluie
en cet après-midi, les larmes coulent
telle la nature pleure
sur le sort d'un peuple insouciant
Assise sur le bord d'un étang ,
le vent asséchant les larmes
d'un profond chagrin perpétuel
En silence elle pleure sa souffrance
Angoissée qu'on la découvre
elle emprisonne sa tristesse
au fond de son coeur traqué
Incapable d'enfouir le passé
ne pouvant cicatriser la plaie
Assise sur le bord d'un étang ,
Dans la bulle où se déroulent les images
le passé se défile avec vivacité
Elle ne pense qu'à sa malédiction¸
de souffrir étant incapable d'oublier
Réflexion faite, l'espérance est inutile
Car la détresse en a grugé le pouvoir
Lasse de l'amertume de l'étang
où sur l'eau calme se reflète ,
tel un miroir de ses pensées secrètes,
la douleur de sa solitude et sa mélancolie
Elle s'enfuit imprudemment dans la forêt
avec une seule et morne espérance
se perdre à tout jamais
pour enfin oublier
pour enfin trépasser...

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