Renaud Longchamps (1952-...)

L'espace

La présence, la présence.
Aucune autre destruction nécessaire.

Danger : se corrompre par le lieu
Un seul amour et ses pertes

Ne point s'appartenir. Tu multiplies l'espace.
L'envers et l'endroit en tout cas.

Un arrangement et l'autre visage.
Ne t'oppose plus, dispose.

Revenir à quoi dans mes hurlement.
L'espace se joue de ses lieux.

Je danse et danse ainsi l'espace.
La mort en ce toucher.

La liaison, laquelle fonction de l'espace.
Tout mouvement prend ses distances.

Se déplacer sans penser, voilà la beauté.
Ce qui se fait droit ne bouge pas.

Empêche l'espace pour voir. Je sais
Juste un prétexte à l'agitation.

Au moins immobile en ces lieux.
Je vais mourir de justesse.

Renaud Longchamps
Le désir de la production

Le temps

Dans l'instant tout s'écroule.
La pureté pour si peu de temps.

Le mouvement dans cet instant.
Régresse et n'échange plus.

Se charger de tout. En vain :
L'illusion comme la contradiction.

Il suffit d'ajouter pour ne plus mourir.
Entre voir ta chair elle t'attend.

Se dégrader, se décanter sans trop.
Tu t'accompagnes pour l'éternité.

La pureté, là, attention.
L'indice déjà de l'écrire.

Je dis imperfection aussi de le dire.
Naître ne suffit pas.

Ne plus dire mais rire.
On se brise ainsi.

Renaud Longchamps
Le désir de la production

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