Victor Hugo (Besançon, 1802- Paris, 1885)

Victor Hugo connaît alors une intense activité littéraire dans tous les genres. En 1841, il entre à l'Académie française. Cette période féconde est pourtant assombrie par des chagrins personnels. Son ménage est brisé par la trahison de son ami Saint-Beuve. Quelques années plus tard, il perd sa fille aînée Léopoldine, qui se noie accidentellement. C'est un choc terrible. Il cesse un temps d'écrire et se lance dans la vie publique.

Elu député, en faveur de Louis Napoléon, il ne tarde pas à changer de camp et à devenir un opposant de celui qu'il considère comme un tyran. Il fuit alors en Belgique, puis à Jersey et Guernesey, où il s'installe. Pendant quinze ans, Hugo restera en exil, écrivant des satires contre celui qu'il appelle "Napoléon le petit". Mais c'est aussi l'époque où il produit ses plus grandes oeuvres : Les contemplations, La légende des siècles et Les misérables.

Victor Hugo est triomphalement accueilli lorsqu'il rentre en France en 1870, à la chute de l'Empire. Il tente de participer activement à la vie publique mais, déçu par le nouveau gouvernement, il se retire à nouveau à Guernesey. A sa mort en 1885, la République lui fait des funérailles nationales et il est enterré au Panthéon.

Source: Ambassade de France à Ottawa

Les principales oeuvres de Victor Hugo

Victor Hugo peut être considéré comme le plus grand des écrivains du XIXe siècle. C'est un artiste complet qui a créé une oeuvre abondante dans tous les genres : poésie, théâtre, roman. C'est aussi un poète engagé, un homme politique libéral qui s'est mis aux services des grandes idées humanitaires.

Fils d'un général de Napoléon, sa jeunesse est entrecoupée de nombreux voyages à travers l'Europe, ainsi le veut la carrière d'un militaire de métier. De retour à Paris, il s'adonna aux lettres. Il veut "être Chateaubriand ou rien".

Dès la préface de son drame Cromwell (1827), il prend nettement position en faveur du romantisme contre le classicisme. Il devient le chef de file de l'école romantique et triomphe avec son drame Hernani. (1830) Lors de la première représentation devant le public de la Comédie-Française (partisan du classicisme), les jeunes défenseurs du romantisme forcent le succès par leurs applaudissements. Ils livrent ainsi chaque soir ce que l'on a appelé "la bataille d'Hernani".

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Le dernier jour d'un condamné.