Édith

Larmes en mots

La terre aux entrailles écarlates
Larmoie son écoumène lésé
Le vent tranquillement relate
Les cris de philantropes aliénés.

Quidam partout tergiversent
Construisant édifices de fourberies
Des bombes furieuses en averse
Blessent la beauté de la nuit.

La dissidence est endoctrinée
À la gloire d'une beauté géométrique
Ingratement l'amour est morcelé
En poignées de main statiques.

Des âpres rivières de macadam
S'écoulent dans les villes et les esprits
Tel un narcotique vandale
Engloutissant rêves et folies.

Voici mes entrailles écarlates
Où se larmoie mon écoumène lésé
En cette lancinante cantate
Empreinte d'une misanthropie gênée.

Édith

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