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Je crie à qui veut m'entendre Que des hommes au visage amer Meurtrisse ma mère, ma Terre.
Je crie à qui veut m'entendre Que des canons de haine Transforment fleurs en cargot de peine.
Je crie à qui veut m'entendre Que des cravates de pouvoirs inventés Étouffent les rires de vos pensées.
Je crie à qui veut m'entendre Que dansent amèrement des joies synthétiques Au milieu de murs de béton fatidiques.
Je crie à qui veut m'entendre Mais ma voix résonne dans une oreille sourde Mon utopie est trop lourde.
Édith
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