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Je suis une main qui pense à des murs de fleurs à des fleurs de murs à des fleurs mûres.
C'est pour regarder la vie que je lis interminablement le cristal du futur cristal
Le réservoir du cendrier pourquoi des villes de café y surgir ? des plantations de pauvres gens soleils de fagots fertiles violoncelles senteur de mauves
C'est en songeant à construire un verger de frères que pour pleurer je descends mon bras que je mets ma vie dans mes larmes
Les grands châteaux poires pourries avec quoi des vieillards à femme mutuelles lapident leurs vacheries les églises de faux sentiments l'écroulement des cadavres les haines dans les schistes séculaires.
Quand le marteau se lève quand les bûchers vont flamber noir sur le peuple déterminé
Les cadavres purifiés par le feu et le fracassement des crânes de béton
L'horizon que je vois libéré par l'amour et pour l'amour.
Paul-Marie Lapointe Le Vierge incendié
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