Robert Choquette (1905-1991)

Prologue

Pour remuer avec les paumes de mes mains
Les nuages du Nord aux vagues écumeuses,
Je quitterai la plaine et ses huttes dormeuses
Où le trèfle dolent finit près des chemins
Comme une mer qui vient mourir au bord des plages.
J'irai sur la montagne où l'aube aime à s'asseoir,
Je monterai toujours, pensif comme le soir,
Oubliant peu à peu la rumeur des villages
Et les pactes menteurs qu'entre eux font les vivants,
Jusqu'à ce que mon coeur soit seul avec les Vents.

Robert Choquette
À travers les vents

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