Le plaisir de lire

Parce qu'il rêve souvent d'un trésor enfoui au pied des Pyramides, Santiago, un jeune berger andalou, part pour l'Égypte. Une aventure mouvementée jusqu'au jour où, dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Destiné à l'enfant que chaque être porte en soi,
L'Alchimiste est un merveilleux conte philosophique, que l'on compare souvent au Petit Prince de Saint-Exupéry.

Dans mon site de tests en ligne, Cyberprof, j'ai créé des questions pour vérifier la lecture de ce roman.

Les premiers paragraphes du roman

Il se nommait Santiago. Le jour déclinait lorsqu'il arriva, avec son troupeau, devant une vieille église abandonnée. Le toit s'était écroulé depuis bien longtemps, et un énorme sycomore avait grandi à l'emplacement où se trouvait autrefois la sacristie.
Il décida de passer la nuit dans cet endroit. Il fit entrer toutes ses brebis par la porte en ruine et disposa quelques planches de façon à les empêcher de s'échapper au cours de la nuit. Il n'y avait pas de loups dans la région mais, une fois, une bête s'était enfuie, et il avait dû perdre toute la journée du lendemain à chercher la brebis égarée.
Il étendit sa cape sur le sol et s'allongea, en se servant comme oreiller du livre qu'il venait de terminer. Avant de s'endormir, il pensa qu'il devrait maintenant lire des ouvrages plus volumineux : il mettrait ainsi plus de temps à les finir, et ce seraient des oreillers plus confortables pour la nuit.
Il faisait encore sombre quand il s'éveilla. Il regarda au-dessus de lui et vit scintiller les étoiles au travers du toit à moitié effondré.
« J'aurais bien aimé dormir un peu plus longtemps », pensa-t-il. Il avait fait le

précédente et, de nouveau, s'était réveillé avant la fin.
Il se leva et but une gorgée de vin. Puis il se saisit de sa houlette et se mit à réveiller les brebis qui dormaient encore. Il avait remarqué que la plupart des bêtes sortaient du sommeil sitôt que lui-même reprenait conscience. Comme si quelque mystérieuse énergie eût uni sa vie à celle de ces moutons qui, depuis deux ans, parcouraient le pays avec lui, en quête de nourriture et d'eau. «  Ils se sont si bien habitués à moi qu'ils connaissent mes horaires », se dit-il à voix basse. Puis, après un instant de réflexion, il pensa que ce pouvait aussi bien être l'inverse : c'était lui qui s'était habitué aux horaires des animaux.
Il y avait cependant des brebis qui tardaient un peu plus à se relever. Il les réveilla une à une, avec son bâton, en appelant chacune d'elles par son nom. Il avait toujours été persuadé que les brebis étaient capables de comprendre ce qu'il disait. Aussi leur lisait-il parfois certains passages des livres qui l'avaient marqué, ou bien il leur parlait de la solitude ou de la joie de vivre d'un berger dans la campagne, commentait les dernières nouveautés qu'il avait vues dans les villes par où il avait l'habitude de passer.
Depuis l'avant-veille, pourtant, il n'avait pratiquement pas eu d'autre sujet de conversation que cette jeune fille qui habitait la ville où il allait arriver quatre jours plus tard. C'était la fille d'un commerçant. Il n'était venu là qu'une fois, l'année précédente. Le commerçant possédait un magasin de tissus, et il aimait voir tondre les brebis sous ses yeux, pour éviter toute tromperie sur la marchandise. Un ami lui avait indiqué le magasin, et le berger y avait amené son troupeau.


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