La volonté de puissance (1)

La volonté dont il est question ici peut s'opposer à ce qui est pauvre en esprit. L'homme ne peut pas indéfiniment regarder le monde passer. Il doit faire entendre le son de sa propre musique. La volonté de puissance est la condition propre de l'homme sur terre. L'homme doit sentir son identité. L'énergie fait partie du moi universel. Il a pleinement le droit de boire de cette eau. Cette eau lui est due. Entre-temps, il doit s'amener à la fontaine. Personne ne va le faire à sa place. C'est ainsi que l'homme doit ressusciter les principes de cette volonté.

La volonté de puissance est basée sur un principe : l'absence totale de crainte. Dans le monde involutif historique, des hommes comme César, Hitler, Saddam, etc. n'avaient aucune crainte. Ces hommes avaient de la volonté de puissance. Rien ne pouvait leur résister. Ils passaient instantanément à l'action. Toute opposition à leur volonté se réglait par la mitraillette.

La crainte est anti-homme. La crainte est le signe d'un manque évident de la volonté de puissance. La crainte est le boulet de canon de l'homme. La crainte est la mesure de l'être. La crainte est une vibration qui fait partie de la conscience astrale manipulative. L'être créatif fait ce qu'il veut créativement. L'homme devra apprendre à pénétrer les couches élitistes de la conscience humaine.

Le jour viendra où l'homme conscient, créatif va éliminer de sa vie les êtres impuissants, ces êtres qui l'empêchent de prendre de l'expansion. L'esprit, la créativité est la nourriture de l'homme nouveau. L'homme devra faire du ménage dans sa vie. Il va éliminer les êtres qui sont en manque de volonté de puissance.

Les crises, les murs, les obstacles dans la vie de l'homme sont des conditions idéales pour entrer dans la puissance brute. Il ne devra pas attendre que la crise passe. La crise indique qu'il y a du désordre dans sa vie. Il doit couper ce désordre. Il n'y a pas de conditions la-dedans. Il doit débrancher le fil qui amène ce courant de désordre dans sa vie. C'est alors que l'homme va s'apercevoir qu'il change de niveau vibratoire. Chaque désordre réglé augmente son taux vibratoire.

L'homme doit apprendre à découvrir ses ennemis personnels, ses ennemis tout enrobés d'émotion. Il va les éliminer. Il sera sur lui-même son propre dictateur. Il va se dicter une direction. Il n'a que faire des connaissances, ce musée de l'homme. Ce temple des mémoires passées où tant d'hommes se complaisent narcissiquement.

La vie, c'est un territoire mental qu'il faut conquérir. L'homme doit rendre réel ce but-là. L'homme conscient et créateur ne fait rien avec seulement du « bon monde ». L'homme a de la difficulté à avoir de la volonté de puissance parce que la vie ne lui fait pas mal.

L'homme devra aller dans le monde. Il devra voyager et aller voir ce qui se fait ailleurs. L'homme manque de valeur comparative. Il devra aiguiser sa compétition créatrice. Il devra avoir cette vibration. On reste dans notre hameau avec notre chameau. On ne peut rester indéfiniment dans des paramètres de petites existences nationales. L'homme devra comparer ce qu'il est avec ce qui se passe dans le monde. Il devra s'instruire pour aiguiser son sens de l'observation. Il ne peut pas faire ses affaires toujours de la même manière. Il découvrira que ce n'est plus assez la Floride ou la Côte D'Azur.

L'homme doit en arriver à un niveau où il n'est plus capable de craquer. Une fois l'honnêteté psychique établie, l'homme n'a plus de limites. Il est sa propre limite. Au-delà de la crainte existe la puissance. La vie commence après la mort, la mort de l'ego, la mort de ses mémoires passées, etc.

Pour vaincre la crainte, l'homme a besoin de haine. La haine, c'est l'adrélanine du mental. L'homme devra haïr tout ce qui le bloque, sinon il va  utiliser ses sentiments et il va rester prisonnier. Il ne s'en sortira jamais. Par exemple, ceux qui voudraient plus d'argent, qu'ils regardent en eux-mêmes ce qui les empêche d'en faire. L'homme se joue constamment des « comédies ». La haine, c'est l'art martial du mental. Rationaliser, c'est rester dans l'impuissance. L'homme ne vit pas d'opposition dans ses tripes. C'est pourquoi, il ne sait pas ce qu'est la souffrance. Il n'est pas assez près de lui-même.

L'homme se préoccupe trop de la souffrance de l'autre. Tout le monde veut beaucoup. L'homme passe sa vie à vouloir « du beaucoup ». L'homme manque d'envergure. Il se contente de peu. Un jour, il apprendra à « s'envergurer » tout seul. Qu'est-ce qu'une petite vie? C'est de ne pas faire ce qu'on veut. De l'envergure, c'est la plénitude de ses moyens et c'est juste l'homme qui le sait. L'envergure par rapport à soi, c'est être créateur. La créativité, c'est le processus évolutif de l'envergure. Il apprendra à s'affranchir de ses limites personnelles. Il le fera seul ou avec d'autres. Avec d'autres, c'est plus plaisant. L'argent est le résultat de sa créativité.

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