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Quel débat millénaire que celui de la matière et l'esprit! L'homme se sent déchiré entre ces deux pôles. Il n'est donc pas surprenant que dans son incapacité d'harmoniser ces deux dimensions de sa réalité, il s'est embourbé dans le matérialisme ou bien, au contraire, il s'est logé dans les hautes sphères du spiritualisme. Cette dualité est vue par lui comme une fatalité. Or, cette dualité est une illusion. Le matérialisme autant que le spiritualisme laisse l'homme insatisfait. Il sent l'irréalité de cette situation.
Le matérialisme historique ou dialectique laisse ses adeptes en quête de spiritualité. Les mystiques vivant loin des tracas matériels n'ont pas résolu par leur mode de vie les dilemmes de l'existence humaine. Ces deux extrêmes ne mènent nulle part. Aussi ne faut-il pas se surprendre que naissent d'autres approches plus subtiles pour interpréter ce dualisme. C'est ainsi que les adeptes du transcendantalisme donnent à leur mysticisme une allure panthéiste i.e. qu'il divinise la nature. Pour eux ce qu'ils appellent Dieu est l'unique réalité. Dieu et la nature forment un tout indivisible.
L'insécurité viscérale de l'homme l'amène à anthropomorphiser. Quand l'homme arrêtera-t'il de construire des dieux sur la maximalisation de ce qu'il n'est pas? Il devra reconnaître que des intelligences dans d'autres systèmes ou planètes ou galaxies existent. Que ces intelligences n'auront jamais de vécu incarnationnel, il devra en convenir. Que ces intelligences sur d'autres plans ont quelque chose à voir avec le destin de notre planète terre, il faudra aussi s'en rendre à l'évidence. Que l'homme est intelligence, cela ne fait aucun doute. Que cette intelligence est attente de communication de lumière à cause de la rupture des circuits universels, voilà le drame humain. L'homme devra un jour fusionner avec son esprit. Si cette fusion avait lieu maintenant, ses corps subtils non préparés à cette transmutation ne pourraient pas le supporter. Le feu cosmique, l'énergie vibrante brûlerait tout. Un peu comme un fil électrique ne peut supporter un voltage trop élevé sans fondre littéralement le médium qui sert de transmission à l'énergie.
C'est pourquoi, l'homme doit vivre une initiation solaire plus ou moins longue selon les individus. Il doit brûler le karma de l'âme qui à cause de sa densité mémorielle empêche la lumière de passer sauf en certaines occasions très fugitives que nous appelons éclairs de génie ou intuition.
C'est dans la matière, sur cette planète que se fera cette fusion. Il est illusoire de penser que l'homme pourra éviter les obstacles en se réfugiant dans des lieux mystiques aseptisés. Le moine sur sa montagne peut atteindre les hauts sommets mystiques, mais il demeure toujours prisonnier de son âme qui le tient prisonnier de sa béatitude. Le haut astral baigne dans une lumière qui fait l'envie de certains mortels, mais le grand maître spirituel vit cependant une grande illusion, car ce qu'il prend pour une lumière véritable i.e. sa lumière astrale obnubile une autre lumière qui est celle appartenant à la nature réelle de l'homme connectée à la dimension cosmique de son être.
Ce travail initiatique se fait dans le corps matériel de l'homme. C'est une illusion de vouloir renier la matérialité. La spiritualité et la matérialité sont deux réalités incontournables de la réalité humaine. Or, l'homme a de la difficulté à supporter que l'intelligence supérieure ou supramentale est une de ses composantes. Il préfère se dépouiller lui-même au profit de constructions chimériques qu'ils osent appelés dieux. Pour se rassurer davantage, il élabore des systèmes, des philosophies qui servent à le chloroformer davantage et qui poussent leurs adeptes à accepter ces constructions sans avoir à se poser les questions qui les amèneraient sur le chemin de réponses qui dépassent l'entendement humain ayant comme seule certitude son savoir infini.
Le point de jonction entre la matérialité de l'homme et son esprit se trouve dans l'âme. Or, l'âme est la grande responsable de son illusion millénaire. Elle est responsable de l'occultation de sa dimension cosmique. Elle a tenu à ramener l'homme dans une dimension uniquement planétaire. L'homme a tellement crû ce mensonge cosmique qu'il a pris comme destin de sa vie l'âme elle-même dans sa composante astrale i.e. la mémoire individuelle et collective de l'humanité. C'est ainsi qu'il n'a vécu que d'expériences servant à augmenter le patrimoine astro-mémoriel de l'humanité. Seules ses expériences planétaires peuvent apporter une certain degré d'évolution à l'intérieur de ces paramètres astraux, responsables de la programmation de l'homme qui va à l'encontre de sa croyance au libre-arbitre. Ses pensées téléguidées par ces entités astrales ou issues d'égrégores non personnalisées sont la source à laquelle vont s'abreuver ses expériences pour s'actualiser.
Sans renier son âme, l'homme devra brûler tous les voiles astraux qui empêchent la lumière de l'intelligence d'actualiser dans sa vie toutes les dimensions de son êtreté. Il ne devra garder de son âme que l'énergie du rayon. Le reste fait partie du travail de pulvérisation qui amènera ses corps subtils à supporter de plus en plus l'énergie venant de son intelligence supramentale ce qui lui permettra dans le temps d'entrer en communication télépathique avec d'autres intelligences tout en ayant la vibration nécessaire pour supporter l'énergie du feu cosmique.
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