La pensée

L'homme involutif a la certitude qu'il est l'auteur de ses propres pensées. Si quelqu'un installe le doute dans ses convictions profondes, il devra payer le prix d'une initiation qui prendra différentes formes. Il lui sera demandé des preuves de ce qu'il avance. Aucune preuve ne saura le convaincre. Si la personne décide de continuer son entreprise de déstabilisation, il devra ne pas se surprendre d'être taxé de fou. On s'inquiétera de sa santé mentale allant jusqu'à lui suggérer de consulter les spécialistes des maladies de la psyché humaine. Il s'attendrira sur son sort heureux de ne pas faire partie du nombre de ces énergumènes auxquels l'on donne sans détour tous les attributs des désinstitutionnalisés. Encore est-on surpris de ne pas le voir gagner sa pitance en chantant sa démence dans des corridors de métro ou dans d'obscures ruelles.

Pourtant le fait d'affirmer que le cerveau de l'homme n'est que le réceptacle de la pensée humaine, qu'il n'est pas ce qui produit la pensée n'est pas évident pour la plupart des humains de l'involution. Ne pas être l'auteur de ses pensée paraît être une hérésie. Pourtant personne ne mettra en doute que la plus vulgaire des radios ne fait que capter les ondes qui viennent d'un poste émetteur. Ainsi en est-il du cerveau humain. L'avalanche de pensées qui brouillent le cerveau de l'homme l'empêche de regarder  les gestes automates, les propos qu'il croit intelligents, les désirs qui affluent sans cesse, les souvenirs qui hantent. Comme si cette tempête cérébrale persistante ne suffit pas, il en remet. L'homme involutif a horreur du calme, du silence, de la paix. Rien ne l'excite plus que les émotions fortes, les cris, les colères, les amours fous, le travail acharné, les loisirs nombreux et variés qui meublent les quelques rares moments où il pourrait s'arrêter. Le bruit, l'agitation, la cohue, la fébrilité sont les obstacles qui empêchent l'apparition d'un certain rayon de soleil salutaire.

Le monde de la mort responsable de la majeure partie des pensées et des émotions de l'homme le sait. L'apparition d'un rayon lumineux à l'orée de la conscience est la pire menace. Le mouvement de conscientisation une fois démarré continuera à faire ses ravages dans les jardins de l'astral. Ces êtres de la mort le savent et ils feront tout pour détourner l'homme de cette entreprise de conscience.

L'homme en voie d'évolution devra livrer une guerre sans merci à ces pensées qui usurpent son droit d'être. Rejoindre sa réalité sera l'entreprise la plus difficile. Il devra rencontrer tellement de mirages sur son chemin.

Comment démêler le réel de l'illusoire? Comment bannir de sa vie ces germes de la mort qui ont fait pousser tant de pseudo-moissons? Et les autres qui vivent autour de lui, messagers de ces êtres vampiriques, il faut les démasquer continuellement. Ce n'est pas en un jour que des idées millénaires, que des valeurs encensées par les grandes âmes, que les agirs dictés par les champions de la morale, que les croyances sécurisantes, que les faux paradis, pourront être terrassés.

L'homme même s'il en est inconscient a en lui-même une conscience absolu. Cette conscience mise en pulsion coupera la têtes de toutes les fausses certitudes de l'involution. Elle dévastera sans merci les impressions vissés sans vergogne par l'astral dans son être. Il prendra conscience jusqu'à quel point il a été dépossédé de sa vraie réalité. Sa conscience lui redonnera les vraies dimensions du réel. Rien ne pourra l'arrêter. Personne. Il verra avec des yeux de feux les bois morts de sa civilisation. Partiront en fumée les idéologies, les courants astraux qui l'entourent et le tiennent prisonniers dans cette planète dont il est pourtant le seigneur.

Sa prise de conscience signifie la disparition dans le temps de l'astral. La terre ne sera plus son point d'ancrage. Le monde de la mort le sait et il en bave. Pourtant le salut de ces entités de l'astral passe par la libération de l'homme. Au lieu de vouloir maintenir à tout prix leur domination, il devrait être à l'écoute de l'homme conscient, l'homme qui a repris possession de lui-même, qui a découvert sa réalité cachée depuis des millénaires. Quelle virage!

L'homme ne doit rien attendre du monde de la mort. ce monde est responsable de toute la misère de la planète. Ce monde ne donnera jamais rien à l'homme. Il prend tout. Évidemment, ce monde est le spécialiste du mensonge. Le plus grand des mensonges a toutes les apparences de la vérité, car la polarité est l'arme dont il se sert pour occuper ad nauseam l'homme. Quel stratagème maléfique! Quelle invention! Deux camps. Les bons, les mauvais. De quoi lever deux armées. De quoi occuper les hommes pendant des millénaires. Chacun a sa cause à défendre. Chacun se dit sincère. Chacun se dit de bonne foi. L'homme conscient annihile la polarité; il s'en rit. Il ne se fait plus prendre à ce jeu ridicule du bien et du mal. Cette vison simpliste de la réalité si ancrée dans la mémoire ancestrale le navre profondément. Quel temps perdu a subir une programmation astrale qui ne mène nulle part sinon à la déchéance ultime de l'être, adepte incontinent de cette supercherie.

La conscience est branchée sur les forces vives de l'être cosmique et universel. La synthèse établit par l'intelligence, la volonté et l'amour fait de lui l'être réel, l'homme nouveau. L'harmonie créée par lui sur la planète est le gage de la poursuite de son évolution dans un contexte de paix relative. La marche vers l'éther et la fusion deviennent inéluctables.

Plus rien ne pourra l'arrêter même si les obstacles encore nombreux viendront hausser son taux vibratoires et développer ses corps subtils. Ses pensées ne seront plus les mêmes. L'astral n'aura plus d'emprise sur elles. Il verra les pièges créés par les émotions.

La communication s'installera en lui avec son double, dimension cosmique de son être. Cette contrepartie cosmique de son être lui apportera les réponses à ses questions. Pourtant il devra se méfier de son double car la vie devra rester en permanence sous son contrôle. L'homme ne sort pas d'une domination astrale pour se jeter dans un assujettissement même s'il est de nature cosmique. La matière et l'esprit dans une profonde symbiose lui permet de vivre réellement et librement sur cette planète dont il est le seigneur.

La créativité deviendra son signe distinctif. Sa liberté absolue fera de lui un être bien dans sa peau. La croyance au libre arbitre sera un reliquat de sa période involutive. Le mensonge cosmique enfin dévoilé, plus rien ne pourra l'effarer. Il regardera les faits et gestes se déroulant sur sa planète sans implication et sans aucune émotivité.  Il sera un être libre et conscient. Il recherchera la paix. Il sera bien dans sa peau. Il contrôlera sa vie.

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