Au-delà des formes

L'homme involutif reste prisonnier des formes. Il confond forme et réalité alors qu'il devrait comprendre que la forme n'est qu'un point d'ancrage d'une vibration dans la matière. Or, la vibration est une énergie qui est en mouvement. Qui dit mouvement dit créativité. La créativité est l'implantation dans le temps et l'espace d'une forme qui sera aussitôt détruite pour installer une nouvelle forme qui traduira mieux l'esprit, la vibration qui lui a donné naissance.

Ces formes auxquelles l'homme involutif donne de l'importance et qu'il veut permanentes ne sont que des cadavres de vibration, d'énergie. Il donne donc de l'importance à des formes illusoires qui sont vides, qui sont des contenants sans contenu. Dans ce contexte, les apparences sont trompeuses. L'homme conscient verra qu'il n'y a pas d'esprit derrière ces formes.

L'homme s'attache à ses formes. C'est un piège. Son insécurité viscérale l'amène en tant que créateur à s'identifier à sa créature incapable d'objectiver froidement à partir de son mental supérieur ces formes utiles dans un temps, mais retardataires dans un autre temps. Cela s'explique par le fait qu'il met des émotions dans ses œuvres. L'avoir issu de l'être vient faire oublier la prépondérance de l'être. Être ou ne pas être. Voilà toute la question. Or, cette question est futile puisque l'homme est un être qui est, mais ignore sa vraie nature. Trop de voiles astraux enténèbrent sa conscience. Alors, il est comme perdu à quelque part sur une planète, elle-même perdue parmi des milliards de planètes dans une galaxie perdue parmi des milliards de galaxies. Cet être après avoir dépollué sa personne, après avoir fait tomber les voiles astraux, après avoir éliminé le mensonge cosmique pourra accéder à sa réalité profonde connectée sur l'universel.

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