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Quand on parlera de ce fameux passage à l'an 2000, il sera question inévitablement du bogue. Il nous fallait une crainte à la mesure du développement technologique du dernier siècle. Loin de contester le manque de clairvoyance des programmeurs qui, pour économiser deux misérables espaces, n'ont pas vu plus loin que le bout de leur nez, force est de reconnaître que ce bogue galvanise, virtualise bien des craintes qui n'ont rien à voir avec le bogue comme tel.
La crainte est vraiment dévastatrice. Elle maintient l'individu en tutelle. Écoutez l'individu parler. Il ne pulse que la crainte. La liste est longue : accident, maladie, mort, catastrophes multiples, manque d'argent, différents rejets, etc.
L'ego par définition est insécure. Pour se sécuriser, il se fixe des buts, des objectifs. Il se crée un programme de vie où « il s'enlise ». Les biens matériels trop souvent paralysent l'homme, l'engourdissent, l'amènent à faire du sur place. L'homme ne veut pas perdre ses biens. Il leur accorde une importance démesurée. Il devrait comprendre que ce qu'il perd, il le gagne sur un autre plan.
L'ego veut tout contrôler, tout prévoir. L'ego a horreur de l'imprévu. C'est ainsi qu'il se coupe de son esprit, de ce qui est vibratoire. L'esprit est vie, mouvement. L'esprit n'a que faire de la statique, de la mort. L'esprit est énergie.
L'homme doit ouvrir son troisième œil, regarder dans l'invisible, découvrir sa réalité fondamentale. C'est avec le troisième œil qu'il prendra du recul par rapport à son monde matériel, en découvrira la signification et s'ouvrira le chemin de la libération.
L'homme conscient doit apprendre à basculer, à couper tout ce qui l'amarre au quai des habitudes, de la routine, de la sécurité. Bannir la crainte de sa vie sera tout un contrat. Il le fera en neutralisant les émotions qui surgissent dans son mental. Ce sera un travail de tous les instants. C'est le prix à payer pour devenir libre dans le mental et se donner la paix.
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